Canicule : 80 départements en vigilance orange ce jeudi 13 août

Météo-France place 80 départements en vigilance orange canicule ce jeudi 13 août 2026, et reconduit exactement le même périmètre pour vendredi 14, selon le bulletin diffusé le 13 août à 16 h 01 (heure de Paris). Fait nouveau : en ajoutant les 16 départements placés en jaune, les 96 départements de France métropolitaine portent tous une vigilance canicule. Il n’en reste plus un seul épargné, alors qu’ils étaient encore trois mercredi.

⚡ En bref
  • 80 départements en vigilance orange canicule ce jeudi 13 août, contre 78 mercredi. Bulletin Météo-France diffusé le 13 août à 16 h 01.
  • Le périmètre orange de vendredi 14 est strictement identique : les mêmes 80 départements, aucune entrée, aucune sortie.
  • 16 départements ont le jaune pour niveau maximal, tous pour la canicule.
  • 96 départements sur 96 : plus aucun département de métropole n’échappe à la vigilance canicule. Le Nord, le Pas-de-Calais et la Somme, seuls épargnés mercredi, sont passés en jaune.
  • L’épisode « atteint son pic pour les journées de jeudi et vendredi », selon Météo-France.
  • Maximales supérieures à 35 °C dans la majorité des régions, 38 à 40 °C du Centre-Val de Loire à la Nouvelle-Aquitaine, voisines de 38 °C en Île-de-France.
  • Aucune vigilance rouge n’est en cours, ni pour jeudi ni pour vendredi.
80
départements en vigilance orange canicule jeudi 13 et vendredi 14 août
96/96
départements de métropole sous vigilance canicule
0
département épargné, contre 3 mercredi
38-40 °C
maximales du Centre-Val de Loire à la Nouvelle-Aquitaine

Où la vigilance orange s’applique ce jeudi 13 et ce vendredi 14 août #

La carte ne s’étend plus : elle sature. Après 22 départements samedi, 43 mardi et 78 mercredi, l’orange couvre 80 départements jeudi, et Météo-France a publié le même périmètre pour vendredi — nous avons comparé les deux listes du bulletin ligne à ligne : elles sont identiques, aucun département n’entre et aucun ne sort. C’est la première fois depuis le début de l’épisode que la carte du lendemain ne bouge pas.

  • Deux départements passent du jaune à l’orange par rapport à mercredi : l’Aisne (02) et l’Oise (60).
  • Les trois derniers départements épargnés basculent en vigilance jaune canicule : le Nord (59), le Pas-de-Calais (62) et la Somme (80). Ils ne portaient aucune vigilance mercredi.
  • Les 16 départements dont le jaune est le niveau maximal : Ardennes (08), Ariège (09), Haute-Loire (43), Lozère (48), Marne (51), Meurthe-et-Moselle (54), Meuse (55), Moselle (57), Nord (59), Pas-de-Calais (62), Pyrénées-Atlantiques (64), Hautes-Pyrénées (65), Bas-Rhin (67), Haut-Rhin (68), Somme (80), Vosges (88). Tous les seize sont en jaune pour la canicule ; les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées cumulent orages et canicule.
  • Dix départements déjà en orange canicule portent en plus un jaune orages jeudi : Alpes-de-Haute-Provence (04), Hautes-Alpes (05), Alpes-Maritimes (06), Corse-du-Sud (2A), Haute-Corse (2B), Haute-Garonne (31), Isère (38), Savoie (73), Haute-Savoie (74), Var (83). Ils ne comptent qu’une fois, à leur niveau maximal — l’orange.
  • Vendredi, le risque orages en jaune se décale vers l’ouest et le Sud-Ouest (Ardèche, Charente, Drôme, Gard, Deux-Sèvres, Vaucluse, Vienne notamment), sans changer le périmètre du orange canicule.
  • Aucune vigilance rouge n’est en cours, ni pour jeudi ni pour vendredi.

Comment nous avons compté (et pourquoi les chiffres divergent d’un média à l’autre) #

Un total de vigilance ne se compte pas en lignes de tableau. Un même département peut apparaître deux fois, une fois par risque : c’est le cas des Alpes-Maritimes, orange canicule et jaune orages. La règle de Météo-France est de ne le compter qu’une seule fois, à son niveau maximal.

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Nous avons donc repris le bulletin ligne à ligne. La liste orange de jeudi compte 80 lignes pour 80 départements distincts, toutes pour le même risque, la canicule : le total est direct. La liste jaune, elle, compte 26 lignes, mais dix concernent des départements déjà en orange — ce qui ramène à 16 le nombre de départements dont le jaune est le niveau maximal. 80 + 16 = 96, soit la totalité des départements de métropole. Le compte se boucle aussi dans l’autre sens : 78 + 2 passages du jaune à l’orange = 80 ; 15 départements en jaune mercredi − 2 partis vers l’orange + 3 nouveaux entrants = 16.

C’est cette règle qui explique les écarts d’un média à l’autre : une liste jaune lue en lignes donne 26 au lieu de 16. Le bulletin est par ailleurs réévalué au moins deux fois par jour, à 6 h et à 16 h : un chiffre publié le matin peut être périmé l’après-midi. Les données ci-dessus sont celles du bulletin du 13 août à 16 h 01, en vigueur au moment de la mise à jour de cet article.

Ce qui change par rapport à mercredi #

Mercredi 12 août, 78 départements étaient en vigilance orange canicule à partir de midi, et trois départements du Nord — le Nord, le Pas-de-Calais et la Somme — restaient totalement hors vigilance. Ce jeudi, ces trois-là basculent en jaune ; l’Aisne et l’Oise, qui étaient en jaune, passent en orange. La progression de l’épisode se lit d’un seul trait : 22 → 43 → 78 → 80 départements en orange en quatre jours. Mais le fait marquant du jour n’est plus le nombre : c’est qu’il n’y a plus une seule zone de métropole sans vigilance canicule, et que le périmètre est reconduit tel quel pour vendredi.

« Ce n’est pas le thermomètre de l’après-midi qui déclenche l’alerte, mais la moyenne des trois derniers jours — et surtout celle des nuits, parce que c’est l’absence de récupération nocturne qui fait les victimes. »
— Le principe de l’indicateur biométéorologique (IBM) de Météo-France et Santé publique France

Pourquoi 34 °C déclenchent l’orange en Bretagne et pas en Provence #

C’est la question qui revient à chaque épisode, et la réponse tient à un indicateur peu connu du grand public : l’IBM, l’indicateur biométéorologique, mis au point conjointement par Météo-France et Santé publique France après la canicule de 2003.

Il ne s’agit pas de la température d’un après-midi, mais de moyennes glissantes sur trois jours : l’IBMj moyenne les maximales diurnes, l’IBMn les minimales nocturnes. Et c’est surtout l’IBMn qui compte : c’est l’absence de récupération la nuit qui tue, davantage que le pic de l’après-midi.

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Chaque département possède ses propres seuils, calibrés sur son climat de référence, sa structure démographique et la mortalité observée lors des épisodes passés. À Paris, l’orange se déclenche quand l’IBMn atteint 21 °C et l’IBMj 31 °C pendant trois jours. Dans les Bouches-du-Rhône, il faut 24 °C et 35 °C. Une même température n’a donc pas le même sens à Quimper et à Marseille — d’où des cartes qui paraissent parfois incohérentes.

Rappelons aussi le vocabulaire officiel, souvent mélangé : un pic de chaleur dure un ou deux jours, une vague de chaleur désigne une période chaude prolongée, et on ne parle de canicule que lorsque les seuils départementaux sont atteints trois jours et trois nuits d’affilée.

Et concrètement, qu’est-ce que ça change pour vous ? #

Au travail d’abord. Depuis le 1er juillet 2025 et le décret n° 2025-482 du 27 mai 2025, les obligations de l’employeur sont renforcées dès qu’un épisode de chaleur intense est déclaré — et ces épisodes sont justement définis par référence aux niveaux jaune, orange et rouge de Météo-France. Avec les 96 départements de métropole concernés jeudi et vendredi, le dispositif s’applique désormais partout, sans exception.

L’employeur doit mettre à disposition de l’eau potable fraîche en quantité suffisante et un moyen de la maintenir au frais toute la journée, au plus près des postes, en particulier en extérieur. Quand l’eau courante est impossible à installer, la quantité fournie doit être d’au moins trois litres par jour et par travailleur. Le risque chaleur doit par ailleurs figurer dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP).

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Côté vie quotidienne, les recommandations des autorités sanitaires n’ont pas changé :

  • Fermer volets et fenêtres la journée, aérer la nuit quand la température extérieure redescend.
  • Boire régulièrement sans attendre la soif, et éviter l’alcool.
  • Éviter les efforts physiques aux heures les plus chaudes, et passer du temps dans un lieu frais ou climatisé (bibliothèque, centre commercial, salle municipale) quand le logement ne redescend pas.
  • Prendre des nouvelles des personnes âgées ou isolées de son entourage. Les communes tiennent un registre des personnes vulnérables sur lequel on peut s’inscrire ou inscrire un proche.
  • Ne jamais laisser un enfant ou un animal dans un véhicule à l’arrêt, même quelques minutes.

Le rappel qui fait mal : dans son dernier bilan, Santé publique France a chiffré à 5 764 le nombre de décès en excès lors de l’épisode du 17 juin au 2 juillet 2026, soit une surmortalité de 36 %. Les 75 ans et plus concentrent les deux tiers de ce total.

Jusqu’à quand ça dure #

L’épisode « atteint son pic pour les journées de jeudi et vendredi », indique Météo-France. Les maximales dépassent 35 °C dans la majorité des régions ; elles sont attendues entre 38 et 40 °C, voire un peu plus en pointe, du Centre-Val de Loire à la Nouvelle-Aquitaine, et voisines de 38 °C en Île-de-France.

Attention : le bulletin de vigilance ne porte que sur aujourd’hui et demain. Le périmètre du orange pour samedi 15 août, jour férié de l’Assomption, n’est donc pas encore arrêté et sera publié au bulletin de 6 h vendredi, puis réévalué à 16 h. Ne considérez aucune carte de samedi comme acquise avant cette échéance.

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Une divergence à connaître sur le décompte des épisodes. Les dépêches de ce jeudi présentent cette chaleur comme « la poursuite et l’amplification d’une vague de chaleur entamée le 28 juillet », et comme la troisième vague de chaleur de l’été, après celle de fin juin et celle du 4 au 19 juillet. D’autres médias parlent, eux, du cinquième épisode caniculaire de l’été 2026. Les deux comptes ne portent pas sur la même chose : une « vague de chaleur » désigne une période chaude prolongée, un « épisode caniculaire » le franchissement des seuils départementaux. Nous donnons les deux plutôt que d’en choisir un.

Cet article est informatif et ne constitue pas un avis médical. En cas de malaise, de forte fatigue ou de symptômes inhabituels pendant la chaleur, appelez le 15 ou consultez un professionnel de santé.

Nos sources #

Décompte établi par nos soins à partir du bulletin de vigilance Météo-France diffusé le 13 août 2026 à 16 h 01 (échéances jeudi 13 et vendredi 14 août), chaque département compté à son niveau maximal, les deux journées comparées ligne à ligne. Recoupé sur les médias nationaux publiés jeudi.

🎯 À retenir

80 départements sont en vigilance orange canicule ce jeudi 13 août, et le même périmètre est reconduit à l’identique vendredi 14. Avec les 16 départements en jaune, les 96 départements de métropole sont tous sous vigilance canicule : il n’en reste aucun d’épargné, contre trois mercredi. L’épisode atteint son pic jeudi et vendredi, avec 38 à 40 °C du Centre-Val de Loire à la Nouvelle-Aquitaine. Le périmètre de samedi 15 août n’est pas encore arrêté.

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