L’autoroute A69 entre Toulouse et Castres n’ouvrira pas le 15 octobre comme prévu : son concessionnaire Atosca vise désormais la première semaine de novembre, a-t-il annoncé vendredi 9 octobre. Au même moment, les opposants au projet entament trois jours de mobilisation dans le Tarn, sous un important dispositif de sécurité.
- ▸Ouverture annoncée pour la première semaine de novembre, au lieu du 15 octobre initialement visé.
- ▸Les travaux doivent s’achever la semaine prochaine, puis 15 jours de contrôles de sécurité sont prévus, selon Atosca.
- ▸Les opposants organisent « La Dé-fête » à Cambounet-sur-le-Sor, du vendredi 9 au dimanche 11 octobre.
- ▸Plus de 800 policiers et gendarmes sont mobilisés samedi, et un arrêté interdit les rassemblements près du tracé dans 17 communes.
Une mise en service décalée de quelques semaines #
Le concessionnaire Atosca, chargé de construire puis d’exploiter l’autoroute, a fait savoir vendredi soir que l’A69 serait mise en service « la première semaine de novembre ». La veille encore, il indiquait ne pas pouvoir avancer de date précise, rapporte l’AFP reprise par France 24.
La date du 15 octobre avait été évoquée de longue date. Il y a un an, le ministre des Transports Philippe Tabarot annonçait déjà une inauguration à la mi-octobre. Le décalage reste donc limité, de l’ordre de trois semaines, mais il repousse l’ouverture après les vacances de la Toussaint.
« S’ils font cette annonce, c’est qu’ils seront prêts à cette date-là et je m’en réjouis. »
— Simon Bertoux, préfet du Tarn, cité par l’AFP le 9 octobre 2026
Pourquoi ce report : fin des travaux et contrôles de sécurité #
Selon Atosca, cité par franceinfo et ICI Occitanie, les travaux doivent être achevés la semaine prochaine. Des contrôles de sécurité, déjà en cours, se poursuivront ensuite pendant une quinzaine de jours avant l’ouverture à la circulation.
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Ces vérifications sont une étape classique avant toute mise en service d’une infrastructure routière : signalisation, équipements de sécurité, glissières, éclairage des échangeurs. Le concessionnaire n’a pas avancé d’autre motif pour expliquer le décalage par rapport au calendrier initial.
- ✓Avant : ouverture visée au 15 octobre 2026
- ✓Semaine prochaine : fin annoncée des travaux
- ✓Puis : environ 15 jours de contrôles de sécurité
- ✓Objectif : mise en service la première semaine de novembre
Un projet validé par le Conseil d’État en juin #
Le report intervient après un long parcours judiciaire. En février 2025, le tribunal administratif de Toulouse avait annulé les autorisations environnementales du chantier, avant que la cour administrative d’appel de Toulouse ne revienne sur cette annulation en décembre de la même année.
Le 29 juin 2026, le Conseil d’État a définitivement validé ces autorisations, comme l’a détaillé la Banque des Territoires. La haute juridiction a jugé que le projet répondait à une raison impérative d’intérêt public majeur, au regard du gain de temps, du cadre de vie, du développement économique et de la sécurité routière.
Trois jours de mobilisation dans le Tarn ce week-end #
Les opposants au projet n’ont pas désarmé. Baptisé « La Dé-fête », leur rassemblement se tient sur trois jours, de vendredi à dimanche, à Cambounet-sur-le-Sor, sur un terrain agricole privé situé à environ un kilomètre de l’autoroute. Les collectifs cités par franceinfo incluent Extinction Rebellion, ZAD A69 et Les Soulèvements de la Terre.
Vendredi soir, la préfecture recensait une centaine de personnes, une cinquantaine de véhicules et une trentaine de cyclistes. Les organisateurs espèrent réunir entre 1 000 et 1 500 participants, un ordre de grandeur que le préfet du Tarn, Simon Bertoux, juge « plausible ». Le collectif La Voie est Libre a, de son côté, déploré l’annonce de l’ouverture.
Interdictions et dispositif de sécurité renforcé #
Un arrêté préfectoral interdit les rassemblements dans les zones les plus proches de l’autoroute, sur les 17 communes traversées par le tracé ; selon franceinfo, les actions revendicatives y sont proscrites jusqu’au 12 octobre. Le préfet invoque des troubles à l’ordre public répétés entre 2022 et 2025 autour du chantier.
Environ 500 policiers et gendarmes sont engagés dès vendredi soir, puis plus de 800 samedi, un dispositif que Simon Bertoux qualifie de « robuste ». Les opposants souhaitent défiler samedi après-midi sur la voie publique ; le préfet s’est dit ouvert à la négociation d’un parcours, à condition que la manifestation reste pacifique.
Ce que cela change pour les automobilistes #
D’ici l’ouverture, rien ne change : la liaison entre Toulouse et Castres continue de passer par le réseau existant, notamment la RN126. Les automobilistes qui circulent dans le secteur ce week-end peuvent toutefois s’attendre à des contrôles et à d’éventuelles perturbations autour de Cambounet-sur-le-Sor et des communes du tracé.
Côté tarifs, le péage reste un sujet sensible. Dans un avis de décembre 2025, l’Autorité de régulation des transports a examiné un avenant visant à réduire le péage sur deux sections, en échange d’une hausse de 41 millions d’euros des concours publics. La grille définitive sera publiée par Atosca d’ici la mise en service.
Questions fréquentes #
Quand l’autoroute A69 va-t-elle ouvrir ?
Le concessionnaire Atosca annonce une mise en service la première semaine de novembre 2026, au lieu du 15 octobre initialement visé. Les travaux doivent se terminer la semaine du 12 octobre, avant environ 15 jours de contrôles de sécurité.
Pourquoi l’ouverture de l’A69 est-elle repoussée ?
Selon Atosca, il reste une semaine de travaux, puis des contrôles de sécurité doivent se poursuivre pendant une quinzaine de jours. Aucun autre motif n’a été avancé par le concessionnaire.
Les rassemblements contre l’A69 sont-ils autorisés ce week-end ?
Un arrêté préfectoral interdit les rassemblements dans les zones les plus proches de l’autoroute, sur les 17 communes du tracé, et les actions revendicatives y sont proscrites jusqu’au 12 octobre selon franceinfo. Le rassemblement « La Dé-fête » se tient sur un terrain privé à Cambounet-sur-le-Sor, et le préfet s’est dit ouvert à négocier un parcours de manifestation pacifique.
Plan de l'article
- Une mise en service décalée de quelques semaines
- Pourquoi ce report : fin des travaux et contrôles de sécurité
- Un projet validé par le Conseil d’État en juin
- Trois jours de mobilisation dans le Tarn ce week-end
- Interdictions et dispositif de sécurité renforcé
- Ce que cela change pour les automobilistes
- Questions fréquentes




