Éclipse solaire ce mercredi 12 août 2026 : à quelle heure et comment l’observer en France

Jour J — mis à jour le mercredi 12 août 2026 : l’éclipse a lieu ce soir

C’est aujourd’hui : l’éclipse de Soleil a lieu ce mercredi 12 août 2026, en fin de journée. Depuis la France métropolitaine elle est partielle partout — 90 à 99,5 % du disque occulté selon la ville — entre environ 19 h 20 et 21 h 10 heure de Paris, avec un maximum entre 20 h 14 et 20 h 27. Elle ne se regarde qu’avec des lunettes CE ISO 12312-2, gardées sur le nez du premier au dernier instant, et depuis un point d’observation dont l’horizon ouest est parfaitement dégagé : au maximum, le Soleil ne sera qu’à quelques degrés au-dessus de l’horizon. La totalité, elle, ne concerne que l’Islande et le nord de l’Espagne. Chez nous, ce soir, ce sera un Soleil grignoté presque jusqu’au bout au moment où il descend déjà vers l’horizon — un spectacle céleste crépusculaire, surtout dans le Sud-Ouest.

⚡ En bref
  • Ce soir, mercredi 12 août 2026. Depuis la France métropolitaine, l’éclipse est partielle partout : 90 % à 99,5 % du Soleil occulté selon la ville, jamais totale.
  • La totalité ne concerne que l’Islande et le nord de l’Espagne (Burgos, León, Saragosse) — pas la France.
  • Créneau ~19 h 20 à 21 h 10 heure de Paris ; maximum entre 20 h 14 (Lille) et 20 h 27 (Bayonne, Perpignan).
  • Le point que presque personne ne dit : au maximum, le Soleil n’est qu’à 7,6° au-dessus de l’horizon à Paris et à peine 3° à Marseille et à Nice. Sans horizon ouest dégagé, vous ne verrez rien — c’est le critère n° 1 pour choisir votre point d’observation, avant même la météo.
  • Des lunettes éclipse CE ISO 12312-2 sont obligatoires pendant toute la durée en France : le Soleil n’est jamais totalement caché.
  • Vous avez regardé sans protection ? La conduite à tenir est détaillée plus bas.
⚠️ Sécurité oculaire — à lire avant toute observation

On ne regarde JAMAIS le Soleil sans lunettes d’éclipse homologuées CE et conformes à la norme ISO 12312-2, même une seconde, même quand le disque paraît presque entièrement caché. Une lésion de la rétine est indolore sur le moment et peut être définitive.

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Ne protègent PAS : les lunettes de soleil (même très foncées, même polarisées), les verres fumés, les films et pellicules photo, les radiographies, les CD ou DVD, les emballages alimentaires métallisés, le verre de soudeur non certifié, l’écran d’un smartphone.

Jamais d’instrument non filtré : jumelles, longue-vue, télescope, lunette astronomique ou objectif photo concentrent la lumière et brûlent l’œil instantanément — y compris à travers des lunettes d’éclipse. Il faut un filtre solaire certifié placé à l’avant de l’instrument. Et en France métropolitaine, la protection reste en place du début à la fin : le Soleil n’y est jamais totalement occulté.

📍 Le paramètre n° 1 ce soir : votre horizon ouest

C’est le point que la plupart des articles oublient, et c’est pourtant celui qui décidera si vous voyez quelque chose. Au moment du maximum, le Soleil sera très bas : environ 7,6° au-dessus de l’horizon à Paris (azimut ~284°, soit ouest-nord-ouest), autour de à Lille, une douzaine de degrés à Brest, et à peine 3° à Marseille comme à Nice.

Repère de terrain : le poing tendu à bout de bras couvre environ 10°. Autrement dit, une rangée d’immeubles, une ligne d’arbres ou une simple colline suffit à vous priver du maximum. Avant de penser météo, pensez dégagement plein ouest : bord de mer, crête, plaine ouverte, champ, ou un dernier étage exposé à l’ouest. Et déplacez-vous maintenant plutôt qu’à 20 h : quelques centaines de mètres peuvent tout changer.

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Comprendre ce qui se passe ce soir, le 12 août 2026 #

Une éclipse solaire se produit quand la Lune passe entre la Terre et le Soleil. Selon l’alignement, son ombre peut projeter une bande de totalité très étroite sur la Terre, ou ne couvrir qu’une partie du disque solaire ailleurs.

Ce soir, la bande de totalité traverse l’Atlantique Nord, le sud-ouest de l’Islande, puis le nord de l’Espagne avant de toucher une infime portion du nord-est du Portugal. D’après les éléments publiés par la NASA (et repris par les fiches encyclopédiques de l’éclipse), la bande atteint au maximum environ 294 km de large, et la totalité la plus longue dure 2 min 18 s — au large de l’Islande, donc en mer. L’Observatoire de Paris retient la même durée de 2 min 18 s.

En Espagne, la totalité est observable notamment vers Oviedo, Gijón, Burgos, León et Saragosse. La seule durée que nous recoupons sur deux sources indépendantes est celle de Burgos : 1 min 44 s (fiche NASA/encyclopédique et calculs repris de l’IGN espagnol). Ailleurs, les ordres de grandeur tournent autour de 1 min 45 s près de la ligne centrale, et se réduisent nettement en s’en écartant — nous ne figeons pas de valeur à la seconde près ville par ville. En France, on reste en dehors du couloir de totalité. C’est là que le malentendu revient souvent : la France ne verra jamais une éclipse totale ce jour-là, mais une éclipse partielle très marquée.

Où et comment l’éclipse est visible en France ce soir #

La visibilité est bonne partout en France métropolitaine ce soir, avec un net avantage pour l’Ouest et le Sud-Ouest. Les zones proches de la frontière espagnole sont les mieux placées, en particulier le Pays basque, le sud des Landes et le Béarn. À l’inverse, dans l’Est, le phénomène est tronqué par le coucher du Soleil.

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Ville Occultation au maximum Maximum approximatif
Bayonne / Biarritz 99,4 à 99,5 % vers 20 h 27
Perpignan 98,2 % vers 20 h 27
Marseille 96,3 % vers 20 h 25
Lyon 93,8 % vers 20 h 21
Paris 92,1 % vers 20 h 17
Brest 96,4 % vers 20 h 19
Bordeaux 97,5 à 97,6 % vers 20 h 24
Toulouse 97,8 à 97,9 % vers 20 h 26
Nantes 95,7 à 95,8 % vers 20 h 20
Lille 90,3 % vers 20 h 14
Strasbourg environ 90 % vers 20 h 16

Taux d’obscuration (part de la surface du disque solaire masquée) et heure du maximum en heure légale française (CEST), le mercredi 12 août 2026. Valeurs recoupées entre les calculs d’éphémérides publiés par l’Observatoire de Paris / IMCCE-LTE, Stelvision et les calculateurs par ville. Elles peuvent varier de quelques dixièmes de point et d’une minute selon le point exact d’observation.

Les horaires varient légèrement selon l’endroit exact où vous vous trouvez. D’après les éphémérides publiées, le premier contact se produit ce soir vers 19 h 18 dans le Nord, et vers 19 h 33 en Corse et en Roussillon. Le maximum arrive entre 20 h 14 à Lille ou Calais et 20 h 27 à Perpignan ou Bayonne. La fin n’est visible que dans le nord-ouest, autour de 21 h 10 à 21 h 15, parce qu’ailleurs le Soleil sera déjà trop bas, voire couché. Le CNES retient de son côté une fenêtre nationale de 19 h 10 à 21 h 20, cohérente avec ces valeurs.

Horaires, durée et phases clés : le déroulé pas à pas #

Concrètement, la soirée avance par étapes. Au début, le disque solaire commence à être entamé. Ensuite, la lumière baisse franchement, sans que la nuit tombe. Puis arrive le pic, celui où le paysage paraît presque irréel. Après, la Lune se retire peu à peu du Soleil, jusqu’au coucher. Si vous lisez ces lignes avant 19 h, vous avez encore le temps de rejoindre un point de vue dégagé.

  • Premier contact : début de l’éclipse partielle, autour de 19 h 18 à 19 h 33 selon la région.
  • Maximum : entre 20 h 14 et 20 h 27 selon la ville.
  • Fin : vers 21 h 10 à 21 h 15 dans le nord-ouest, plus tôt ailleurs à cause du coucher du Soleil.

Le détail qui change tout, c’est l’horaire. Cette éclipse se joue en toute fin de journée, avec un Soleil très bas sur l’horizon. En pratique, il faut viser un horizon ouest parfaitement dégagé. Une plage, une colline, une plaine ouverte : voilà ce qui compte ce soir.

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À quel point « bas » ? Les calculateurs d’éphémérides donnent, au moment du maximum : environ 7,6° au-dessus de l’horizon à Paris (azimut ~284°, soit ouest-nord-ouest), autour de à Lille, une douzaine de degrés à Brest, et à peine à Marseille. Pour donner l’échelle : le poing tendu à bout de bras couvre environ 10°. Autrement dit, une rangée d’immeubles, une ligne d’arbres ou une colline suffisent à vous priver du maximum. C’est le paramètre n°1 du choix de votre point d’observation, avant même la météo.

Obscuration ou magnitude : pourquoi les pourcentages ne concordent pas d’un site à l’autre #

Vous allez croiser, pour la même ville, « 90 % » ici et « 92 % » là. Ce n’est pas une erreur : ce sont deux grandeurs différentes, et c’est probablement le point le plus mal expliqué de tous les articles sur le sujet.

  • La magnitude mesure la fraction du diamètre du Soleil recouverte par la Lune. Une magnitude de 1 correspond à une éclipse tout juste totale.
  • L’obscuration (ou taux d’occultation) mesure la fraction de la surface du disque solaire masquée.

Comme un disque perd proportionnellement moins de surface que de diamètre quand on le grignote par le bord, l’obscuration est toujours inférieure à la magnitude en éclipse partielle. Les valeurs de notre tableau ci-dessus sont des taux d’obscuration. Quand une source annonce un chiffre légèrement plus bas pour la même ville, elle donne le plus souvent la magnitude — ou l’inverse. Vérifiez toujours de quelle grandeur on parle avant de comparer deux articles.

Corollaire pratique, et il est important : à 92 % d’obscuration, il reste 8 % de la surface du Soleil qui brille en plein. C’est encore des dizaines de milliers de fois plus lumineux qu’une pleine Lune. Le pourcentage impressionnant ne change rien à la règle de sécurité.

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Les risques pour les yeux : ce qu’il ne faut surtout pas faire #

Ne regardez jamais le Soleil à l’œil nu pendant une éclipse partielle. Jamais. Même si le disque paraît “presque caché”, même si la lumière semble moins forte, le danger reste bien réel. Une exposition peut provoquer une lésion rétinienne irréversible, souvent sans douleur immédiate. C’est ça le piège : on ne sent rien sur le moment, puis les dégâts apparaissent après.

Les lunettes de soleil classiques, le verre fumé, le CD, la radiographie, le téléphone, les jumelles ou le télescope sans filtre adapté ne conviennent pas. Pour la France, il faut garder la protection pendant toute la durée de l’éclipse, car le Soleil ne disparaît jamais complètement de notre point de vue. Seule la bande de totalité, en Espagne ou en Islande, autorise le retrait des lunettes pendant les très courtes secondes de totalité.

Vous avez regardé sans protection : la conduite à tenir

Cela arrive, et ça arrivera ce soir : quelques secondes à l’œil nu « juste pour voir », des lunettes soulevées une seconde, un enfant qui fixe le croissant. Ce qui suit est une information générale : ce n’est pas un avis médical, cela ne remplace ni un examen ni les consignes des autorités sanitaires, et seul un professionnel de santé peut évaluer une gêne visuelle.

Ce que l’on redoute porte un nom : la rétinopathie solaire, une brûlure de la rétine et plus précisément de la macula, la zone de la vision centrale — celle qui sert à lire et à reconnaître un visage. Sa particularité est ce qui la rend piégeuse : la rétine n’a pas de récepteurs de la douleur, donc l’exposition ne fait pas mal sur le moment. Ne rien sentir ne prouve rien.

Les signes à surveiller, d’après les recommandations publiées par les agences régionales de santé pour cette éclipse : une vision floue, une tache sombre au centre du champ visuel, une déformation des images (des lignes droites qui paraissent ondulées), une baisse de l’acuité visuelle, une gêne inhabituelle à la lumière ou des couleurs qui semblent altérées.

Au bout de combien de temps ? C’est un point sur lequel les sources ne disent pas la même chose, et nous ne tranchons pas. L’ARS Provence-Alpes-Côte d’Azur écrit que ces lésions sont « indolores au moment de l’exposition » et « parfois découvertes plusieurs heures après l’observation », sans avancer de fourchette chiffrée. Plusieurs ophtalmologistes et médias santé citent de leur côté des premiers symptômes entre 4 et 12 heures après l’exposition ; d’autres évoquent une apparition parfois seulement le lendemain, voire deux à trois jours plus tard. Retenez la conséquence pratique, sur laquelle tout le monde s’accorde : l’absence de symptôme dans l’heure qui suit ne veut pas dire qu’il ne s’est rien passé, et il faut rester attentif au moins jusqu’au lendemain.

Qui consulter, et quand. L’ARS PACA indique de « consulter rapidement un ophtalmologue ou un service d’urgence ophtalmologique » devant une vision floue, une tache sombre dans le champ visuel, une déformation des images ou une baisse de l’acuité visuelle ; l’ARS Pays de la Loire donne la même consigne. Un soir d’août, l’orientation passe habituellement par votre médecin traitant ou par le 15 (SAMU), qui indiquera le service d’ophtalmologie de garde le plus proche. Il n’y a rien à faire soi-même : pas de collyre choisi au hasard, pas de pommade, pas d’attente au prétexte que « ça ne fait pas mal ». L’ARS PACA rappelle que ces lésions peuvent entraîner une « baisse durable de la vision, voire des séquelles irréversibles ».

Et la seule mesure qui marche vraiment reste en amont : une protection certifiée, gardée en place du début à la fin du phénomène. Si vous n’avez pas de lunettes homologuées ce soir, ne tentez rien : passez à l’observation indirecte par projection, décrite plus bas.

Choisir un équipement d’observation vraiment sûr #

Le bon réflexe, c’est de prendre des lunettes de protection éclipse conformes à la norme CE ISO 12312-2, en bon état, sans rayure ni perforation. Si l’emballage vous paraît flou, si le marquage est absent, si l’objet semble bricolé, on passe son chemin.

Équipement Usage Avis pratique
Lunettes ISO 12312-2 Observation directe du Soleil La solution la plus simple et la plus sûre
Filtre solaire dédié Télescope, lunettes astronomiques, longue-vue Obligatoire dès qu’on grossit l’image
Projection sténopé Observation indirecte Très bien avec des enfants

Pour vérifier rapidement un produit, regardez l’état général, la présence du marquage, la netteté des films et l’absence de défaut visible. Pas besoin de gadgets. Ce qui compte, c’est une protection certifiée et intacte.

Préparer sa journée d’observation : organisation pratique #

Mon conseil est simple : partez tôt. L’éclipse a lieu ce soir, en plein mois d’août, donc les routes, les parkings et les lieux côtiers vont être chargés, surtout dans les secteurs les plus favorisés. Prévoyez de l’eau, un chapeau, un peu de patience et de quoi attendre le maximum sans vous disperser.

Côté météo, aujourd’hui : le ciel de ce soir se juge maintenant, pas à cinq jours. Consultez le bulletin Météo-France de votre département en fin d’après-midi, et regardez surtout la nébulosité basse sur l’horizon ouest entre 19 h et 21 h : c’est elle qui décide, bien plus que le ciel au-dessus de votre tête. Nous ne publions volontairement aucune prévision chiffrée ici : à cette échéance, seul le bulletin officiel du moment fait foi.

Si vous sortez en famille ou entre amis, choisissez un endroit où l’horizon ouest est vraiment dégagé. Évitez les arbres, les bâtiments hauts et les reliefs qui mangent déjà le Soleil. Pour les passionnés qui installent du matériel, le trépied et les essais faits à l’avance évitent les surprises. Le jour J, c’est aujourd’hui : on n’improvise pas.

Observer l’éclipse avec des enfants : pédagogie et sécurité #

Avec des enfants, le plus efficace reste d’expliquer simplement ce qu’ils vont voir. Une bonne image, ça marche toujours : la Lune passe devant le Soleil, un peu comme une main qui masque une lampe. Ensuite, on peut dessiner le Soleil, la Lune et leurs positions, ou fabriquer une petite boîte à projection avec un trou minuscule.

La règle, en revanche, ne change pas : les lunettes restent sur le nez du début à la fin. On ne les enlève pas “pour voir mieux”, on ne joue pas avec le matériel, et un adulte garde un œil sur tout le monde. Pour les enfants, l’observation indirecte reste une très bonne porte d’entrée.

Photographier l’éclipse sans abîmer son matériel #

Un smartphone ou un appareil photo pointe vers le Soleil à ses risques et périls s’il n’a pas de protection adaptée. Le capteur peut souffrir, et l’optique aussi. Pour photographier sérieusement, il faut un filtre solaire placé devant l’objectif, pas au hasard, pas “à peu près”.

Le plus raisonnable ce soir ? Un trépied, des réglages sobres, et des essais faits avant 19 h plutôt qu’en pleine phase. On peut aussi choisir une autre approche : photographier la lumière ambiante, les silhouettes, les réactions des gens, le ciel qui change. Honnêtement, ce sont souvent les images les plus vivantes.

Les phénomènes à observer autour de l’éclipse #

Le disque solaire n’est pas le seul à changer. La luminosité baisse, les ombres deviennent étranges, la température peut chuter légèrement, et certains animaux réagissent. On entend parfois moins de bruit. L’ambiance générale devient spéciale, presque suspendue.

Si vous voulez vraiment profiter de l’instant, prenez quelques notes avant, pendant et après le maximum. Regardez la couleur du ciel, la sensation de chaleur, le comportement du vent. Ce sont des détails simples, mais ils donnent au souvenir une vraie densité. Et oui, ça fait partie du plaisir.

Et la même nuit, les Perséides. Le calendrier de l’Organisation internationale des météores (IMO) place le maximum de l’essaim le 13 août vers 01 h TU, soit environ 3 h heure de Paris, dans la nuit du 12 au 13 — avec une incertitude de plusieurs heures — et la Lune, nouvelle ce 12 août, ne gênera pas du tout. Attention toutefois : plusieurs sources françaises sérieuses, dont le Planétarium de Reims, annoncent la nuit du 11 au 12. Nous ne tranchons pas en silence : c’est le calendrier de l’IMO qui fait référence pour les dates de maximum, mais la divergence existe et il faut la connaître avant de programmer sa nuit. Le sujet est traité à part dans notre page consacrée aux étoiles filantes.

Ce que disent les astronomes sur l’éclipse du 12 août 2026 #

Les astronomes rappellent surtout deux choses : l’événement est rare en Europe occidentale, et la France se trouve juste à côté de la zone la plus spectaculaire, sans entrer dans la totalité. L’Observatoire de Paris insiste sur le fait que, depuis la France métropolitaine, le phénomène reste partiel mais très profond, avec un intérêt visuel marqué dans l’Ouest et le Sud-Ouest.

Les médias scientifiques et les observatoires décrivent aussi cette éclipse comme un rendez-vous marquant de 2026. C’est logique : une totalité au nord de l’Espagne, à portée de route pour beaucoup de Français, ça attire du monde. On comprend pourquoi les spécialistes y prêtent attention.

Après le 12 août 2026 : prochaines éclipses visibles depuis la France #

Le 2 août 2027, une nouvelle éclipse totale se produira : la bande de totalité passera par l’extrême sud de l’Espagne puis l’Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie) et l’Égypte, avec une durée exceptionnelle de plus de 6 minutes — l’une des plus longues du XXIe siècle. Depuis la France métropolitaine, elle sera de nouveau partielle, mais en pleine journée et avec un Soleil haut dans le ciel, contrairement à celle de 2026. Les taux d’occultation annoncés pour la France y sont nettement plus faibles qu’en 2026 ; les sources ne s’accordant pas sur la valeur exacte pour Paris, nous n’en citons aucune.

Et une éclipse totale depuis la France métropolitaine ? C’est là que la perspective devient vertigineuse. La dernière remonte au 11 août 1999. La prochaine est datée du 3 septembre 2081 : c’est la date retenue par l’Observatoire de Paris, qui écrit noir sur blanc « prochaine éclipse totale visible en France : 3 septembre 2081 ». Soit 82 ans entre les deux. Dit autrement : pour l’immense majorité des lecteurs de cet article, l’éclipse du 12 août 2026 sera la plus profonde qu’ils verront depuis chez eux de toute leur vie. C’est exactement pour cette raison qu’elle vaut le déplacement de quelques kilomètres pour trouver un horizon ouest dégagé — ou de quelques centaines pour aller chercher la totalité en Espagne.

Si ce sujet vous passionne, gardez un œil sur les publications des observatoires et des sociétés d’astronomie. Mais ce soir, tout tient en trois gestes. Un : sortez vos lunettes et vérifiez-les à la lumière du jour — marquage CE et norme ISO 12312-2 lisibles, filtre sans rayure, sans trou, sans pli ; au moindre doute, on ne les utilise pas. Deux : placez-vous là où l’horizon ouest est réellement dégagé, en arrivant assez tôt pour ne pas chercher un point de vue à 20 h. Trois : gardez la protection en place du premier au dernier instant, sans jamais la soulever « pour mieux voir ». Et si vous n’avez pas de lunettes homologuées, ce n’est pas une raison pour regarder vite fait : le sténopé, la passoire et les ombres sous les arbres montrent exactement le même croissant, en toute sécurité.

Mini-FAQ #

Peut-on enlever ses lunettes au moment du maximum en France ?

Non. En France métropolitaine, l’éclipse reste partielle du début à la fin : une partie du disque solaire brille en permanence. Les lunettes homologuées CE ISO 12312-2 restent sur le nez pendant toute la durée du phénomène. Seules les personnes situées dans la bande de totalité (Islande, nord de l’Espagne) peuvent les retirer, et uniquement pendant les quelques secondes où le Soleil est totalement masqué.

Quelle est la prochaine éclipse totale visible depuis la France métropolitaine ?

Le 3 septembre 2081, d’après l’Observatoire de Paris. La dernière remonte au 11 août 1999, soit 82 ans d’écart. Entre-temps, l’éclipse totale du 2 août 2027 sera visible depuis l’extrême sud de l’Espagne et l’Afrique du Nord, et seulement partielle depuis la France.

L’éclipse de ce soir est-elle totale en France ?

Non. Depuis la France métropolitaine, l’éclipse de ce soir est partielle partout, jamais totale.

À quelle heure voir l’éclipse ce soir, mercredi 12 août 2026 ?

Ce soir, le début se situe autour de 19 h 18 à 19 h 33 selon votre zone, le maximum entre 20 h 14 et 20 h 27, puis la fin autour de 21 h 10 à 21 h 15 dans le nord-ouest. À Paris : environ 19 h 22, maximum vers 20 h 17, fin vers 21 h 09.

J’ai regardé le Soleil sans lunettes : que dois-je faire ?

L’exposition ne fait pas mal sur le moment, donc l’absence de douleur ne prouve rien. Surveillez, dans les heures qui suivent et jusqu’au lendemain, l’apparition d’une vision floue, d’une tache sombre au centre du champ visuel, d’une déformation des images ou d’une baisse de l’acuité visuelle. L’ARS PACA indique dans ce cas de consulter rapidement un ophtalmologue ou un service d’urgence ophtalmologique. Il ne s’agit pas d’un avis médical : au moindre doute, adressez-vous à un professionnel de santé.

Quelles lunettes pour observer l’éclipse en toute sécurité ?

Des lunettes d’éclipse conformes à la norme CE ISO 12312-2, en parfait état, sans rayure ni défaut. Rien d’autre ne remplace cette protection.

Sources (horaires, taux d’obscuration et hauteurs du Soleil recoupés de nouveau le mercredi 12 août 2026) : Observatoire de Paris – PSL et IMCCE / Laboratoire Temps Espace (application ÉclipSEOP, page « Les éclipses de Soleil ») ; CNES, « Éclipse solaire du 12 août 2026 » (fenêtre nationale 19 h 10 – 21 h 20, norme ISO 12312-2) ; Société astronomique de France ; ARS Provence-Alpes-Côte d’Azur et ARS Pays de la Loire (protection oculaire et conduite à tenir après exposition) ; NASA – Goddard Space Flight Center (éléments de l’éclipse du 12 août 2026) ; Stelvision ; calculateurs d’éphémérides par ville ; éphémérides d’éclipses de Xavier Jubier. Chiffres non retenus faute de source concordante : le taux d’occultation à Paris lors de l’éclipse du 2 août 2027 ; des valeurs d’occultation nettement plus basses circulant pour Marseille (73 %) et Nice (64 %), que deux calculateurs d’éphémérides indépendants contredisent (96,3 % et 95,0 %) — nous conservons les valeurs recoupées ; et toute prévision météo chiffrée pour ce soir, qui relève du seul bulletin Météo-France du jour.

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